Le blog de Leïla Babès

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01 novembre 2009

Le privilège du frustré

 

Racisme : le privilège du frustré

 

C’est un fait qu’en France, le racisme, sous sa forme brutale, a reculé. Non parce les racistes d’hier ne le soient plus, mais parce que son expression publique a été marginalisée. Les luttes anti-racistes, l’implantation durable de populations issues de l’immigration, et l’émergence de nouvelles générations  plus tolérantes ont conduit à des formes de culpabilisation. L’adoption d’un langage plus policé, que certains appellent improprement le politiquement correct, pour mieux le critiquer, a peut-être également joué. On n’entend plus, sauf dans les cercles privés, ou sur les sites internet d’extrême droite, le mot infamant de « bougnoule » qui était en usage dans les années 60 et 70 pour désigner les Maghrébins.

Le racisme n’en perdure pas moins, sous des formes plus ou moins déguisées. Le sentiment de culpabilité qu’éprouvent certains dans leur hésitation à prononcer les mots « arabe », « maghrébin », ou « noir », comme s’il s’agissait d’une infamie, le montre bien. Plus grave encore, le racisme passe par les discriminations à l’embauche, au logement, et aux loisirs. Il prend aussi des chemins détournés, plus subtils, mais tout aussi humiliants. Il s’attaque à toutes les catégories, les pauvres comme les riches, les couches défavorisées comme les milieux cultivés.

Il y a quelques jours, Mustapha Kessous, nous livrait dans une tribune le témoignage vibrant des multiples vexations qu’il subit au quotidien, malgré son statut de journaliste au quotidien le Monde. A lire son récit, on comprend combien ce racisme ordinaire, bête et méchant, peut être éprouvant pour un homme, lorsqu’il porte sur son visage, les stigmates de ses origines. Mustapha Kessous en est même venu à gommer son prénom dans l’exercice de son métier de journaliste, à force de voir les portes se fermer sur lui à la seule évocation d’un nom, associé automatiquement à la figure de l’arabe et du musulman. Il y en a même qui téléphonent au journal pour dire qu’un Mustapha se fait passer pour un journaliste du Monde. Mustapha Kessous a toujours besoin de brandir sa carte de presse pour prouver qu’il n’est pas un chauffeur, un voleur ou un prévenu. Les discriminations pour délit de faciès et de nom ne s’arrêtent pas là : difficultés à trouver un appartement, suspicion des vigiles dans les magasins qui le surveillent de près, s’attendant à le voir commettre un larcin, refoulement dans les boîtes de nuit, les taxis qui ne s’arrêtent pas et les contrôles de police, jusque devant le siège du Journal.

Et puis il y a ces plaisanteries de mauvais goût sur les origines, d’autant plus inadmissibles lorsqu’elles sont le fait d’une personnalité politique, comme ce fut le cas il y a quelques semaines pour Brice Hortefeux, le ministre de l’intérieur.

Cette semaine, c’est Silvio Berlusconi qui remet ça. Le chef du gouvernement italien avait déjà parlé de Barak Obama, à l’issue de l’élection du président américain, comme d’un homme « jeune, beau et même bronzé ». Cette fois, à son retour du G20, devant un public composé de son gouvernement et de militants de son parti, il a déclaré : « Je dois vous porter les salutations d'un homme qui s'appelle, qui s'appelle... attendez, c'était quelqu'un de bronzé : Barack Obama! Vous ne le croirez pas, mais ils sont deux à être allés à la plage pour prendre le soleil parce que même sa femme est bronzée ! ».  

Niaiseries, enfantillages, racisme, jalousie, arrogance ? Il y a assurément un peu de tout cela à la fois chez le puissant président du conseil italien qui est loin d’être un modèle de démocratie lorsqu’on sait que l’homme d’affaires est à la tête d’un véritable empire médiatique. Berlusconi dirige pas moins de trois des sept chaînes de télévision privée, et contrôle les trois chaînes publiques, de même qu’il possède un quotidien, un hebdomadaire et la principale maison d’édition italienne.

Samedi dernier, ce sont 300.000 manifestants qui ont défilé dans les rues de la capitale italienne pour défendre la liberté de la presse et dénoncer les pressions exercées par Berlusconi sur les médias, en particulier les quotidiens La Republica et l'Unita qui ont rapporté les frasques sexuelles du dirigeant avec des call-girls.

Berlusconi, qui n’hésite pas à traiter les journalistes indépendants de « crapules », est l’exemple même du danger qui guette les démocraties lorsqu’elles échouent à empêcher l’alliance entre la puissance de l’argent et le pouvoir politique.

Mais il fait aussi penser à cette frange de l’Amérique blanche, raciste et réactionnaire, hostile à Barak Obama parce qu’il est noir, et parce qu’elle s’oppose à sa réforme de la santé.

C’est l'ancien président démocrate Jimmy Carter qui a lancé l’idée que ce mouvement d’opposition avait à voir avec la couleur de peau du président, à quoi celui-ci, balayant d’un revers de main la question raciale, a répondu qu’il était noir avant l’élection.

L’homme universel qui a été porté au pouvoir pour les valeurs qu’il défend, ne pouvait faire une autre réponse, même si son état de grâce a du plomb dans l’aile.

Pourtant les attaques racistes à son encontre ne manquent pas. Dans les médias, dans les manifestations, cela va des allusions à ses origines jusqu’aux moqueries racistes les plus infamantes, comme le fait de le représenter en sorcier africain, un os en travers du nez, en fourrure de singe, ou mangeant une banane.

Sur la chaîne CNN, le journaliste conservateur Lou Dobbs va même jusqu’à demander que Barack Obama produise un extrait de naissance pour prouver sa nationalité américaine, dans la droite ligne de tout un mouvement parti en guerre contre le président, qui prétendent qu’il est né au Kenya, et que de ce fait, il ne peut être éligible, donc président. 

Si une page a été tournée avec l’élection de Barak Obama, le racisme n’en a pas moins disparu. Il n’est pas surprenant que face aux réformes qu’Obama entend mener, l’Amérique blanche, raciste, réactionnaire, armée jusqu’aux dents, celle que Bush a incarnée, se manifeste dans cette période de crise. L’hostilité la plus spectaculaire et la plus irrationnelle est celle qui s’est exprimée contre la réforme de la santé qui vise à permettre un accès aux soins à quelques 40 millions d’américains qui n’ont pas de protection sociale. Vue d’Europe, et tout particulièrement de France qui consacre le plus de dépenses en cette matière, l’idée que l’on puisse refuser aux pauvres le droit de se soigner peut surprendre. C’est oublier que cette Amérique réactionnaire, de tradition esclavagiste, est aussi viscéralement anti-communiste, et que toute forme de solidarité sociale évoque automatiquement le spectre du communisme.

Que conclure de tout ceci ? Qu’il s’agisse du racisme ordinaire tel qu’il est décrit par Mustapha Kessous, des dérapages répétés de Berlusconi sur la couleur de peau de Barak Obama comme de ce renouveau de racisme dans les milieux réactionnaires américains contre le président des Etats-Unis, l’objet du racisme est dans un cas, un journaliste qui travaille pour le plus grand quotidien français, et dans l’autre le président du pays le plus puissant de la terre, l’un arabe, et l’autre noir. L’hostilité n’est pas dirigée contre des SDF, des chômeurs, un ouvriers, mais des personnes qui ont fait une ascension fulgurante, toutes proportions gardées, et pour tout dire exceptionnelle. La logique du raciste est la suivante : comment des hommes appartenant à des races inférieures peuvent-ils se hisser à un rang social supérieur ? C’est que la théorie raciale se conjugue souvent avec un racisme de classe, et lorsque la logique de l’adéquation entre la race et la classe est télescopée, la peur et la frustration se manifestent. En se focalisant sur la couleur de peau ou l’origine supposée inférieure, annihilant le mérite, la compétence et l’œuvre de l’individu, le raciste tente désespérément de faire coller la réalité au cliché. Car selon sa logique irrationnelle, l’individu jugé inférieur par sa race, sa couleur de peau ou son origine, ne peut se hisser aux fonctions réservées à la civilisation dont il est l’unique représentant. La frustration est d’autant plus grande pour le raciste qu’il lui manque ces mêmes aptitudes qui sont reconnues à l’objet de sa phobie. Et s’il n’y a plus de discrimination, alors quel privilège lui reste t-il à lui ?

 

Leïla Babès le 07/10/2009

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27 décembre 2008

Racisme anti-musulman

Racisme anti-musulman

 

 

La tentative d'incendie de la mosquée de Saint-Priest, samedi dernier, relance le débat sur ce que les leaders islamiques appellent improprement l’islamophobie.

J’avais déjà eu l’occasion de dire mon désaccord sur l’usage problématique de ce terme, d’abord parce que le but premier de ses inventeurs était essentiellement l’opposition liberticide à toute forme de discours critique sur l’islam, ensuite parce que le recours intempestif et irréfléchi à ce mot est rarement approprié. En d’autres termes, en employant ce mot à la place d’un autre, on rabat ce qui est de l’ordre du racisme dans ses différentes manifestations, sur un racisme spécifique qui ne s’attaquerait qu’à la seule religion musulmane.

C’est pourquoi je préfère la notion de racisme anti-musulman qui a l’avantage de mettre l’accent sur le racisme dirigé contre une population arabe et maghrébine et contre tous ses symboles, y compris religieux.

Cela étant dit, cette tentative d’incendie d’un lieu de culte musulman, intervenant deux semaines après la profanation de 500 tombes du carré musulman du cimetière militaire de Notre-Dame-de-Lorette, près d'Arras, le jour même de l’aïd, et l’attaque de la salle de prière de la mosquée de Meyzieu en août dernier d'Arras, révèle une recrudescence inquiétante d’actes de vandalisme sur les symboles de la communauté maghrébine de France.

Ce n’est d’ailleurs pas la première fois que le carré musulman de Notre-Dame-de-Lorette fait l’objet d’actes de profanations : 52 tombes avaient été souillées en avril 2007, 148 en avril 2008, et cette fois-ci, 506, avec des slogans néonazies et des injures ciblant notamment la garde des sceaux, Rachida Dati, ce qui montre bien que la cible du racisme, qui ne fait pas dans le détail, est l’ensemble des Arabes et des musulmans, et non la religion en particulier, si on veut bien admettre que Mme Dati n’affiche pas son appartenance à l’islam, ce dont au demeurant beaucoup d’islamistes conviendraient, eux qui restreignent l’islamité aux signes extérieurs.

Des dirigeants du CFCM, s’indignant à juste titre de la quasi-indifférence des pouvoirs publics face à ces actes attentatoires à la dignité de la communauté maghrébine, sont déterminés à s’organiser pour faire face à ces attaques, y compris, pour certains, en s’inspirant du CRIF (le Conseil représentatif des institutions juives de France).

De nombreuses affaires, recensées notamment par des associations contre l’islamophobie, sont ainsi portées devant la Halde.

D’autres encore sont directement traitées par le CFCM qui a ainsi demandé et obtenu des excuses publiques de l'animateur Michel Drucker et du dessinateur Philippe Geluck lequel avait déclaré dans un jeu de mot de mauvais goût, et pour tout dire franchement inacceptable : « Charles Martel a essayé d'arrêter les souris à Poitiers mais  n'y est pas arrivé. »

Que le CFCM réagisse et même saisisse les tribunaux lorsque les lieux et les symboles du culte musulman sont attaqués, il n’y a là rien de plus normal. Mais faut-il que cette instance, dont l’unique vocation est d’organiser et de représenter le culte se transforme en organisme chargé de traquer les actes de racisme anti-arabe et anti-musulman ?

Le racisme n’est-il pas l’affaire de tous les citoyens et d’abord, des pouvoirs publics, de la justice, ou faut-il que chaque communauté se charge des affaires qui la touchent directement ?

Entre l’indignation, légitime, et le désir de s’organiser en structure chargée de traiter tout ce qui touche à la communauté –d’ailleurs laquelle ? Musulmane ? Franco-maghrébine ? Issue de l’immigration ?-, il y a une double dérive : celle d’abord d’une communautarisation, de surcroît susceptible de déresponsabiliser l’Etat laïque représentant l’ensemble des citoyens, et ensuite la tentation pour les représentants du culte de se constituer de manière encore plus radicale et moins sournoise qu’il n’y apparaît, en représentants de l’islam, et même de l’ensemble de la communauté.

Et à supposer que cela puisse se faire, encore faudrait-il définir la nature de la dite communauté, et faire face à tous les actes de racisme, y compris les actes qui ne touchent pas aux symboles de l’islam.

C’est à ce type de dérives qu’il faudrait s’attendre si comme certains l’ont suggéré, il fallait constituer une instance semblable à celle du CRIF. De quelles institutions musulmanes s’agirait-il ? La cléricalisation inédite de l’islam à laquelle on assiste n’aurait plus de limites.

 

Leïla Babès le 24/12/2008


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14 janvier 2008

Eugénisme

La tentation eugéniste

 

Par le plus grand des hasards, l’actualité de cette semaine tombe à point nommé comme un enchaînement à la chronique précédente. Mais au lieu de « Le Président, l’Afrique et le racisme », le triptyque pourrait cette fois s’appeler « Le savant, l’ADN et le racisme ». Pour autant qu’il n’y ait, je tiens à le préciser, aucun lien direct entre les deux affaires, les propos racistes du prix Nobel de médecine en 1962, l'Américain James Watson, codécouvreur de la structure de l'ADN, remet en perspective le débat sur les dérives de l’instrumentalisation politique et idéologique de la science génétique, dans un contexte marqué par une amplification du mouvement de contestation contre le vote de la loi sur le regroupement familial des immigrés.

James Watson, dont la tournée européenne vient d’être interrompue, et qui a fait l’objet de  plusieurs sanctions, a osé déclarer qu'il aurait aimé que tout le monde soit égal, mais que « ceux qui ont à traiter avec des employés noirs savent que ce n'est pas vrai, et que les politiques sociales se fondent sur le fait que leur intelligence est la même que la nôtre (Occidentaux blancs), alors (...) que toutes les recherches concluent que ce n'est pas vraiment le cas ».

Une déclaration raciste qui rappelle, rien de moins que les sinistres théories nazies, avec en prime cette circonstance aggravante, qu’elle est le fait d’un prix Nobel de médecine –qui soit dit au passage devrait lui être retiré-, sous le couvert de la science. 

Malgré des excuses publiques, le mal est fait, d’autant que le « Nobel de racisme », ainsi que l’a surnommé le quotidien sénégalais « Le Populaire », n’en est pas à sa première provocation, affirmant par exemple que les femmes devraient avoir le droit d'avorter dans le cas où l’enfant porte les gènes de l'homosexualité, ou encore qu'il pouvait y avoir un lien entre la couleur de la peau et les pulsions sexuelles, comme c’est le cas chez les Noirs qui ont une libido plus développée que les autres.

Le danger de la recherche génétique, lorsqu’elle est mise au service d’une idéologie raciste, est que la ligne de démarcation qui sépare la science de l’eugénisme, cette doctrine qui a pour ambition d’améliorer l’espèce humaine, -plus précisément selon les critères de la race blanche, considérée comme supérieure-, est vite franchie.

Ce que Watson n’hésite pas à faire en préconisant la modification des gènes pour créer des gens plus beaux, déclarant que « Les gens disent que ce serait horrible si on pouvait faire en sorte que toutes les filles soient jolies, Moi je trouve que ce serait super ».

Il est à parier que les filles en question ressembleraient plus à la poupée Barbie qu’à Naomie Campbell.

On pourrait ainsi éliminer les laids, les difformes, les handicapés, les trisomiques, les attardés, les malades –à la naissance, bien sûr-, les homosexuels, et pourquoi pas les Noirs, les jaunes, les rouges, les métis, les gentils, etc… Pour la boutade, un tel scénario risquerait de devenir très vite monotone, le racisme et la domination n’auraient plus de raison d’être, et les membres de cette super-race finiraient part s’entretuer.

La vérité est que comme tous les fanatiques adeptes de l’eugénisme, Watson se prend pour Dieu.

D’une certaine façon, l’eugénisme a toujours existé, bien avant les découvertes génétiques, et selon les coutumes de tel ou tel peuple. Comme à Sparte où les handicapés mentaux et physiques, les faibles et les enfants étaient tués, souvent à la naissance, pour ne laisser vivre que ceux jugés plus aptes à se reproduire.

Certains peuples de nomades chasseurs, par exemple, n’hésitaient pas à abandonner les vieillards, considérés comme une charge pour le groupe, des bouches à nourrir inutiles, en somme. Dans la plupart des sociétés traditionnelles, et c’est encore le cas aujourd’hui dans de nombreuses contrées, les handicapés physiques et mentaux étaient rejetés et maltraités.

Les musulmans savent aussi que les Arabes préislamiques enterraient les petites filles à la naissance. Encore aujourd’hui, dans de nombreuses sociétés patriarcales, musulmanes ou non, on préfère les garçons aux filles, pour toutes sortes de raisons : les filles dispersent le patrimoine, apportent le déshonneur (en Jordanie, elles sont tués par leurs frères ou leurs cousins), ou alors, elles sont une source de revenu pour la belle-famille, comme en Inde, où on n’hésite pas à les immoler par le feu si les parents n’ont pas payé la dot, ou plutôt la rançon.

Dans le monde moderne, ce n’est plus la coutume qui sert à justifier l’élimination des faibles, mais la science, depuis que des contemporains de Darwin ont instrumentalisé sa théorie de l’évolution pour justifier la tentation eugénistes.

Dans le code pénal français, l’eugénisme est considéré comme un crime contre l’espèce humaine, et le coupable est  puni de trente ans de réclusion criminelle et de 7 500 000 euros d’amende.

Reste qu’en France, les questions d’éthique et de bioéthique posent un énorme problème : la sélection génétique risque t-elle de se substituer à la thérapie ? La question se pose notamment à propos du dépistage prénatal, susceptible de conduire à la suppression pure et simple des gènes de la maladie.

Plus grave est la tentation d’aller encore plus loin dans la sélection génétique.

Le danger est d’autant plus grand que la nature de la relation entre le savant et le politique ne favorise pas une indépendance et une souveraineté totale pour le premier, la recherche scientifique devant l’essentiel de ses financements aux pouvoirs publics.

Qu’est-ce qui pourrait empêcher le politique, le législateur, de se saisir des découvertes scientifiques pour voter des lois contraires à l’éthique ?  

Si même il était établi que les peuples n’ont pas tout à fait les mêmes gènes, cela justifie t-il que le politique, sous couvert de la science, établisse des discriminations ? Ce serait contraire aux droits de l’Homme.

Mais comment défendre les valeurs universelles et faire en sorte que de telles dérives ne puissent pas avoir lieu ?

Ce sont là les vrais termes du débat qui a cours en ce moment en France sur le vote de la loi sur les tests ADN, tendant à prouver qu’un tel est bien le fils biologique d’un tel. Un droit du sang, dans le pays du droit du sol.

 

Leïla Babès, le 24/10/2007


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